Nouveautés
Chico Pinheiro - There's A Storm Inside
Label: Sunnyside
Distribution en France: Naïve
Date de sortie en France: 30 Septembre 2010
Le Brésil nous a donné quelques-uns des plus grands guitaristes: de Laurindo Almeida et Baden Powell à Toninho Horta. Voici maintenant le guitariste-compositeur-arrangeur-chanteur né à São Paulo, Chico Pinheiro. Son nouvel album There’s A Storm Inside présente un mix contemporain de jazz et de bossa nova avec les merveilleuses participations de la chanteuse Dianne Reeves et du saxophoniste Bob Mintzer.
Cheikh Lo - Jamm
Label: World Circuit
Distribution en France: Harmonia Mundi
Date de sortie en France: 24 Juillet 2010
“Jamm” est le premier album en cinq ans de l’un des grands anticonformistes de la musique africaine, le troubadour sénégalais soufi Cheikh Lo. C’est son album le plus personnel depuis ses débuts avec l’album produit par Youssou N’Dour en 1996, “Ne La Thiass”. On y retrouve cette fameuse marque de fabrique : un mélange de sons semi-acoustiques, d’Afrique de l’ouest et d’Afrique centrale, de musiques cubaine et flamenco. Et sa voix rauque et sensuelle n’a jamais aussi bien sonné.
Kenny Werner - No Beginning No End
Label: Half Note
Distribution en France: Naive
Date de sortie en France: 24 Juillet 2010
Musicien hors-pair, vainqueur en 2010 du célèbre Guggenheim Fellowship Award, Kenny Werner nous propose avec No Beginning No End une œuvre majeure, aussi bien en ce qui concerne la forme de l’œuvre que par son propos : Dédié à sa fille morte dans un accident, cette pièce pour cuivres, voix & cordes est une œuvre ambitieuse d’une beauté exceptionnelle. En effet, cet hommage personnel et profond à sa fille Katheryn est une combinaison très réussie de musique composée et improvisée.
A la fois classique et jazz, interprétée par presque 100 musiciens et magnifiée en ses plus belles parties par l’apport exceptionnel du grand saxophoniste Joe Lovano et de la chanteuse Judi Silvano, « No Beginning No End est la pièce la plus importante que j’ai jamais écrite » déclare Kenny Werner.
The Golden Gate Quartet - Incredible
Label: Dixiefrog
Distribution en France: Harmonia Mundi
Date de sortie en France: 07 Octobre 2010
S’il a contribué à faire entrer la musique noire dans la légende, le Golden Gate Quartet n’en garde pas moins toute son actualité en 2010. Près de 80 ans après avoir surgi dans le Vieux Sud de la ségrégation, il illustre aujourd’hui sa vitalité créative en publiant un nouvel album événement dont le titre, Incredible, est à la mesure du sens de l’innovation dont il a toujours fait preuve.
La force du GGQ depuis un demi-siècle est d’avoir su conforter ce statut d’ambassadeur de la musique noire américaine à l’échelle planétaire. Avec près d’une centaine de pays à son palmarès et de nombreuses tournées effectuées à travers l’Afrique et l’Asie à l’invitation du Département d’État américain, le Golden Gate est devenu depuis une véritable institution.
Avant tout, ce succès traduit la volonté constante du groupe de ne jamais rompre avec le besoin d’innover qui l’anime depuis ses débuts. À l’âge où d’autres penseraient à prendre leur retraite, le leader de la formation, Clyde Wright, entend poursuivre sur cette lancée. Après avoir contribué à faire le lien entre l’âge des spirituals et l’ère du gospel, après avoir annoncé la révolution hip-hop grâce aux longs monologues, ancêtres du rap, qui caractérisent son répertoire depuis des décennies, le Quartet aura démontré que la modernité de son art, à l’écart des modes, était le fruit d’un état d’esprit inaltérable.
Cet album gorgé de soul en est certainement la meilleure preuve.
Sebastian Danchin
Céline Bonacina - Way Of Life
Label: Act Music
Distribution en France: Harmonia Mundi
Date de sortie en France: 17 Juin 2010
“Quel contraste entre l’apparence fine et délicate de Céline, sa spiritualité douce et espiègle et le feu qui brûle en chacune de ses notes ! Il y a en cette demoiselle un art et un sens du dépassement qui la poussent à choisir cet instrument éléphantesque qu’est le saxophone baryton pour en repousser les limites, en extirper les notes angéliques de « Free Woman », les triples sons, les harmoniques distordues de « ZigZag Blues », les slaps et les souffles percussifs de « Wake Up », l’énergie électrique et virtuose de « Jungle » au saxophone alto, la sérénité devenant déchirement dans « Entre deux Rêves » au soprano…”
Nguyên Lê
Magnus Lindgren - Batucada Jazz
Label: Enja
Distribution en France: Harmonia Mundi
Date de sortie en France: 24 Mai 2010
La musique de « Batucada Jazz » s’inspire des grands orchestres de samba du carnaval brésilien. Magnus est allé passer du temps au Brésil à jouer et composer avec d’excellents musiciens latino-américains. Douze titres ont été enregistrés à Rio avec notamment Kiko Continentino au piano, Leonardo Amuendo à la guitare, Armando Marcal et Pirulito aux percussions ainsi qu’un invité de marque : le tromboniste Nils Landgren.
La Caravane Passe - AHORA IN DA FUTUR
Label: MAKASOUND
Distribution en France: PIAS
Date de sortie en France: 03 Mai 2010
On avait laissé LA CARAVANE PASSE dans son village imaginaire de Plechti (dernier album ‘Velkom Plèchti’). Elle a depuis sillonné les terres cabossées de notre bonne vieille Europe.
Pour son 3eme album, LA CARAVANE PASSE s’est relookée, électrisée et transformée en machine à zigzaguer dans le temps et l’espace. Réalisé par l’étrange bidouilleur artistique Camille Ballon (No One is Innocent, JAVA…etc), la Caravane a fait grimper à son bord quelques voyageurs clandestins : Rachid Taha, R.Wan, Erika Serre, Marko Markovic, la fanfare Ziveli. Une équipe joyeusement bariolée pour un nouveau périple dans un nowhere métissé : des guitares électriques, des basses et des claviers s’entremêlent aux guitares gitanes, aux cuivres et autres mandolines. C’est de la chanson française, de la musique tsigane, du rap-world, du balkan ska et de l’électro-rock !
Le même métissage que l’on retrouve dans les textes, chantés dans un argot qui mêle le français à l’anglais, au serbe, à l’espagnol, au romani, à l’allemand. Un véritable melting-pot verbal paneuropéen qui raconte des histoires de voyages, de frontières, de cultures et de personnages. Et si nos cyber-nomades ne malaxaient-ils pas tout simplement le futur Homo Europaneo ?
Encore et toujours, ‘les chiens aboient, et la caravane passe’…
En voiture Zinzin !
Jacky Terrasson - Push
Label: Concord Jazz
Distribution en France: Universal
Date de sortie en France: 26 Avril 2010
Après 5 ans d’absence discographique depuis son magnifique album solo Mirror, le pianiste franco-américain, né à Berlin, nous revient. La nouvelle production de Jacky Terrasson est le fruit de la collaboration d’un trio inédit et exceptionnel composé du bassiste Ben Williams (récent lauréat du Concours Thelonious Monk) et du fantastique batteur Jamire Williams, avec une poignée d’invités prestigieux. Push, onzième album du pianiste et premier chez Concord Jazz, repousse les limites de son art, avec des compositions personnelles sémillantes plus “punchy” que jamais et ourlées de trois standards familiers et réinventés. Les 11 titres dévoilent une nouvelle facette de sa créativité technique et son ingéniosité. “Ce disque est un tournant personnel et en accord avec moi-même ; je suis sur un nouveau label, des événements ont survenu dans ma vie, alors il était important de faire les choses différemment. Je voulais un autre son, et c’est certainement le disque le moins « jazzy » de ma carrière, même s’il reste avant tout un album jazz . Il y a du groove, des vibrations et tempos différents. Je le voulais "pêchu” et gorgé de nouveaux sentiments à exprimer avec une envie de bousculer, sur le tranchant, sur le vif. La diversité des sentiments, c’est tout ce que l’aime !" Et comme le suggère le titre de l’album, la musique est motivée par une volonté d’aller de l’avant. “Push signifie faire en sorte que les choses arrivent, les provoquer. C’est tout le sens de cet album”, explique-t-il.
Sylvain Chauveau - Singular Forms (Sometimes Repeated)
Label: Type Recordings
Date de sortie en France: 01 Avril 2010
Cinq ans se sont écoulés depuis le dernier album de Sylvain Chauveau sous son nom. Bien sûr, des rééditions sont venues agrémenter les années depuis «Down To The Bone», ainsi que quelques collaborations et des musiques de film, mais Sylvain a délibérément attendu pour laisser ses idées arriver à maturité. Les chansons de Depeche Mode qu’il a explorées sur « Down To The Bone » lui ont donné des idées qu’il avait besoin d’explorer, et « Singular Forms (Sometimes Repeated) » est sa tentative de faire un album de « chansons ».
A bien des égards, « Singular Forms » est construit comme les albums étaient conçus auparavant – dense et rempli d’accroches vocales et de mélodies. Pourtant Sylvain a déstructuré les formes musicales de sa jeunesse pour les réduire à leur niveau premier. Des fragments vocaux échouent dans le champ stéréo et les motifs de piano, qui font sa griffe, crépitent et toussent à travers les traitements numériques.
“Singular Forms (Sometimes Repeated)” est un album sombre et beau, une expérience auditive audacieuse et stimulante. Un album enraciné dans l’amour de l’art et de la musique, à la fois minimal et grand public qui rends hommage aux influences musicales de Sylvain. Une seule écoute pourrait ne révéler que les détails en surface, mais réécoutez et vous trouverez beaucoup plus encore.
Jacques Coursil - Trails of Tears
Label: Universal Jazz
Distribution en France: Universal
Date de sortie en France: 01 Mars 2010
Août-décembre 1838 : 15 949 Indiens Cherokees (et esclaves) quittaient, contraints et forcés, la Géorgie, pour l’Oklahoma, à l’ouest du Mississippi, afin de rejoindre les territoires qu’on leur avait « réservés ». Pour ceux qui avaient fait le choix d’emprunter la voie du nord (1 500 kilomètres), 153 jours furent nécessaires pour accomplir ce chemin de croix, en quelque sorte l’Iliade de la nation cherokee et qu’ils finirent par nommer « le Sentier des larmes » (The Trail Of Tears ). 4 000 d’entre eux n’arrivèrent jamais.
Tout comme avant Clameurs, le nouveau projet de Jacques Coursil s’enracine dans une profonde quête de sens. Prenant pour argument le terrible récit de cette déportation par Bernard Vincent, la musique de Jacques Coursil invoque les fondements de l’histoire africaine-américaine dont le jazz représente une des plus importantes expressions. Coursil questionne surtout le fait colonial tout entier, ce moment de l’histoire où le monde − Ancien et Nouveau − a basculé et multiplié ces sentiers de souffrance. Ces “Trails of tears” auxquels le Tout-Monde et toute la prose poétique d’Edouard Glissant font écho.
C’est dans cet esprit que Jacques Coursil a convié 2 ensembles autour de lui :
CADENCES LIBRES (Jeff Baillard, Alex Bernard et José Zebina) offre une suite de compositions enregistrées en Martinique.
FREE JAZZ ART (Sunny Murray, Bobby Few, Alan Silva, Mark Whitecage, Perry Robinson) propose la partie de l’oratorio enregistré entre Paris et New York.
Exigence formelle et émotion brute. Il fallait aussi que ce projet soit envisageable loin de tout élitisme et qu’il s’adresse humblement à toute personne pour qui les enjeux de l’Art rejoignent ceux du Monde.