Orchestra Baobab

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Il arrive parfois que certaines décisions politiques prisent pour assouvir un désir personnel, servent l’intérêt collectif. Dans les années 60, certains membres du gouvernement sénégalais décident de créer un club « Le baobab », afin d’y reposer leurs oreilles et se détendre après leurs journées de dur labeur. Un groupe vient les distraire l’« Orchestra Baobab ».

C’est ainsi que naît, la formation, qui deviendra très vite le groupe officiel de tout un pays. Ses membres viennent d’ethnies différentes et se portent en étendard de l’unification du pays. Orchestra Baobab se fait connaître dans toute l’Afrique de l’Ouest mais les années 80 arrivent. De nouvelles icônes apparaissent. Youssou N’Dour, Xalam, la vague du Mbalax modernisé emporte tout sur son passage. La formation risquait de disparaître à jamais mais c’était sans compter sur un certain Nick Gold, directeur de World Circuit, et spécialisé dans le retour sur le devant de la scène de papys musiciens.

Il part à leur recherche et les retrouvent non sans difficultés, certains sont griots, d’autres avocats. Il organise leur retour en 2001, comme il l’a déjà fait avec succès pour le Buena Vista Social Club. Nick Gold écoute de vieux enregistrements et réédite l’album « Pirates Choice ». Puis ils partent en tournée et enregistrent cette fois avec l’aide de Youssou’N Dour, le live « Specialist in all styles ».

La musique de l’Orchestra Baobab est incroyablement chaloupée et métissée, les chants sont en wolof, en français ou en espagnol et les influences latines y sont flagrantes. Rythmes de pachanga ou encore de cha cha cha se mêlent à l’essence de la musique africaine.

Albums

Made in Dakar

Label: World Circus
Date de sortie en France: 01 Octobre 2007

« Made in Dakar ». Avec des artistes comme Rudi Gomis, Balla Sidibé, Ndiouga Dieng, Barthélemy Attisso…Baobab s’inspire des rythmes afro-cubains, au Créole Portugais, en passant par la rumba congolaise, le high-life, le calypso, la soul américaine et aussi du folklore sénégalais.
Enregistré au studio Xippi de Dakar, « Made in Dakar » prolonge l’histoire du groupe, dit-on, en s’appuyant sur son actualité. « Nijaay », un des titres-phares de l’album, un hymne aux joies et réalités du mariage, écrit par Laye Mboup, le légendaire chanteur du Baobab disparu dans un accident de voiture en 1974. C’est une des plus belles chansons avec Assane Mboup et Youssou Ndour. « Sibam » avec Médoune Diallo, Thio Mbaye aux percussions, entre autres morceaux.

Orchestra Baobab - Made in Dakar

A Night at Club Baobab

Label: World circus
Date de sortie en France: 01 Juillet 2007

En 1970 à Dakar, à deux pas de l’Assemblée nationale sénégalaise, s’ouvre le Baobab, club chic où se retrouve la haute société des politiciens et hommes d’affaires. C’est assez dire que l’orchestre “maison”, naturellement nommé Orchestra Baobab, doit avoir le maintien nécessaire et sa musique une ouverture cosmopolite aux répertoires les plus raffinés L’orchestre se nourrit des rythmes caraïbes très prisés à l’époque : mambo, chachacha, son cubain… Mais les artistes, nourris de leurs propres traditions africaines, y insufflent une saveur originale à travers le tempo, le timbre des voix, la langue et l’interprétation. On sent poindre les influences des musiques de Casamance, du phrasé wolof, des rythmiques mandingues. Dès les premières notes de guitare, les premiers riffs cuivrés, on est soulevés par ces musiques chaloupées et transporté dans la chaleur d’un éden musical plein des merveilleuses langueurs festives de l’âge d’or des big bands ouest-africains.

Orchestra Baobab - A Night at Club Baobab